The Death of Stalin (La Mort de Staline) - VO St Fr - Ea

PATRIA

Aujourd'hui 18h30

NOS LOISIRS

Jeu 21/06 21h00
GENRES Comédie Dramatique - Film Historique
DATE DE SORTIE 12/06/2018
ACTEURS

Steve Buscemi, Michael Palin Simon, Russell Beale Rupert Friend Jeffrey Tambor Jason Isaacs Andrea Riseborough Olga Kurylenko Paddy Considine

REALISATEUR Armando Iannucci
DUREE 01h48

Dans les jours qui suivent son attaque cérébrale, les ministres composant la garde rapprochée de Staline se livrent à un combat acharné pour prendre le contrôle, certains souhaitant un changement positif en Union Soviétique, d'autres nourrissant des ambitions plus funestes. Mais tous sont dans la même urgence : lutter à tout prix pour rester, simplement, en vie.

1953, le “petit père des peuples” meurt brutalement. Les membres du Politburo se déchirent pour le remplacer.

Près de dix ans après In the Loop, Armando Iannucci signe ici une comédie satirique brillante sur la succession du dictateur soviétique.

Armando Iannucci, scénariste et réalisateur des séries Veep, The Thick of It et du long métrage In the Loop, a trouvé dans le contexte de la succession de Staline le matériau parfait pour donner son humour irrévérencieux toute son ampleur. Adapté du roman graphique de Fabien Nury et Thierry Robin, La Mort de Staline revient sur les luttes intestines qui opposèrent en 1953 les membres du Politburo, et plus particulièrement Béria et Krouchtchev, pour accéder au titre tant convoité de Secrétaire général du Parti communiste. Première idée réjouissante, confier Steve Buscemi le r le de Krouchtchev pour en faire un aspirant au pouvoir malingre et plaintif. Tout comme ce personnage central ridiculisé sous sa caméra, Iannucci se plie une attaque en règle des aberrations du régime de terreur instauré par Staline. La scène d’introduction, o un producteur de Radio Moscou doit réenregistrer un concert la h te quitte remplir la salle d’inconnus trouvés dans la rue, stigmatisant la parano a qui régnait alors, donne le ton. Chaque scène de cette course au pouvoir est une farce savoureuse investie du regard incisif de Iannucci, qui fait de Malenkov un couard dénué de charisme, du général Joukov un militaire dégénéré, et de Béria un opportuniste pathétique pris son propre piège. Pour autant, la violence de la vie sous la terreur n’est jamais édulcorée ou évacuée, et le travail de vraisemblance historique est ce titre parfaitement mené. Sous couvert de dialogues mordants et d’humour noir, La Mort de Staline n’en est que plus glaçante.